Comment calculer mon taux d’endettement ?

Le taux d’endettement permet de déterminer votre capacité d’emprunt : il s’agit de la différence entre vos rentrées et vos sorties d’argent, exprimée en pourcentage. Pour l’obtention d’un crédit auprès d’une banque, il ne doit pas dépasser le tiers de vos revenus (33%). Comment le calculer ?

Dans le calcul du taux d’endettement, vous devez tout d’abord prendre en compte vos charges fixes, comprenant vos crédits en cours (automobile, consommation, immobilier, etc…), pensions versées, loyers, abonnements, assurances, etc.

Ces charges doivent ensuite être rapportées à vos revenus afin d’obtenir un taux en pourcentage. Les revenus comprennent la somme de votre salaire net, bénéfices (en cas d’activité non salariée), loyers perçus, rentes et pensions, ainsi que les différentes aides et allocations sociales que vous êtes susceptible de recevoir. Seuls les revenus réguliers doivent être pris en compte dans le calcul de votre taux d’endettement.

Le taux d’endettement d’un particulier se calcule donc en utilisant la formule : (charges/revenus réguliers)*100.

Par exemple, si vos revenus nets par mois atteignent 1.500 euros et que vos charges s’élèvent à 300 euros, votre taux d’endettement sera de 20% (300 divisé par 1.500). En théorie, il vous sera donc possible d’emprunter pour les 13% restant (33% autorisés moins 20%), ce qui correspond à une mensualité maximum de 195 euros (1.500 * 13%).

 

Comment calculer son taux d’endettement ? Cas Particulier

La capacité d’emprunt, ou taux d’endettement s’obtient en divisant les charges fixes mensuelles par les revenus gagnés. Il doit rester inférieur à 33% afin de pouvoir souscrire à un nouvel emprunt. Mais cette forme de calcul nécessite pourtant des aménagements dans certains cas particuliers.

Si votre salaire contient une part de revenus variables (intéressement, commission, primes, etc…), c’est bien votre revenu fixe qu’il faudra prendre en considération dans le calcul. Cependant, pour les salariés pour lesquels les primes constituent une part importante du salaire (un commercial par exemple) et justifiant d’une ancienneté certaine, la part variable du salaire peut être prise en compte dans ce calcul.

Dans les faits, il s’avère que les banques se montrent plus souples vis-à-vis du seuil de 33% envers les salaires élevés. En effet, dans ces situations, il est parfois possible de prouver que vos ressources restent suffisantes, malgré le dépassement de ce pourcentage.

A l’inverse, lorsque les revenus sont faibles, c’est le quotient familial qui est pratiqué, afin de définir la solvabilité de la personne. Ce dernier doit de préférence dépasser le montant de 4.500 euros pour une famille. Par exemple pour un couple avec deux enfants, il faut tout d’abord calculer le revenu restant après paiement des mensualités du crédit. Par exemple si la mensualité représente un quart du revenu net familial de 3.000 euros, il sera de 2.250 (3.000*0,75). Ce revenu doit alors être calculé par personne (2.250/4 = 562,50 euros) puis multiplié par douze mois (562.50 * 12 = 6.750 euros) afin d’obtenir le quotient familial. Dans cet exemple, il est supérieur au seuil requis.